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L'ASSAINISSEMENT INDIVIDUEL AUTONOME PAR LES PLANTES
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| | LE TRAITEMENT SÉLECTIF DES EAUX GRISES SUIVANT LE SYSTÈME TRAISELECT |
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| L'ÉPURATION DES EAUX GRISES SUIVANT LE SYSTÈME TRAISELECT ( Avec utilisation de Toilettes Sèches ) |
|  | Extrait du texte du professeur Joseph Orszàgh
L'épuration sélective des eaux grises n'a réellement de sens que pour ceux qui ne produisent pas d'eaux vannes (eaux fécales). Dans ce cas, on découvre que les problèmes liés à la pollution domestique des eaux fondent comme neige au soleil, les frais inhérents à l'assainissement aussi…
TRAISELEC n'est pas un système d'épuration par les plantes qui ont la faveur des environnementalistes. Malheureusement, la vision bucolique des "petites-plantes-qui-épurent-tout" occulte une réalité bien moins reluisante. L'épuration par les plantes, en dépit de son aspect plaisant, contribue à la destruction de la matière première que constitue la charge organique des eaux usées. De plus, les plans d'eau artificiels créés pour l'épuration représentent une perte d'eau importante par évaporation. Chaque litre d'eau perdue pour l'alimentation de la nappe phréatique nous rapproche d'avantage de l'état de désert là ou il y avait des champs de blé.
Le traitement sélectif des eaux grises est la technique de ceux qui veulent aller à la source des problèmes et prennent vraiment au sérieux le concept de gestion durable de l'eau.
Pour comprendre la pertinence à épurer d'une manière sélective les eaux grises (eaux savonneuses), il faut prendre conscience de trois réalités analytiques :
- -L'élément clef de la pollution des eaux est l'azote qui, après épuration, devient pollution par les nitrates.
- -98 % de l'azote contenu dans les eaux usées domestiques provient des W-C (eaux vannes ou fécales).
- -Dans les eaux grises, il y a dix mille à cent mille fois moins de bactéries pathogènes que dans les eaux vannes.
Après la suppression des eaux vannes, les eaux grises produites par le ménage ne contiennent plus les éléments qui pèsent le plus dans l'environnement : nitrates et bactéries pathogènes.
La législation va malheureusement dans le sens opposé de l'intérêt de l'environnement. Au mépris du bon sens le plus élémentaire et des faits analytiques, la législation en vigueur en région donne, par exemple, la priorité au déversement des eaux épurées " dans une voie naturelle ou artificielle d'écoulement ". Dans les régions sèches, cette disposition légale, en imposant l'épuration jusqu'au bout, fait perdre inutilement 40 à 80 % d'eau par évaporation. Elle ne prévoit l'infiltration dans le sol que dans le cas où il n'est pas possible de déverser en eau de surface [2]. Suivant les normes établies pour les installations d'épuration individuelles, en dépit de son impact nul, l'infiltration dans le sol d'une eau grise insuffisamment épurée n'est pas autorisée [3]. |
| | Les eaux grises sont déversées dans un réacteur (une fosse) à eaux grises , puis transitent dans une tranchée végétale filtrante dont le trop plein s'écoule dans un bassin (ou étang) de finissage.
Le réacteur (ou fosse) à eaux grises
Il s'agit, en fait, d'une simple fosse septique du commerce d'une capacité de 15 à 20 fois le volume quotidien d'eaux usées produites par le ménage comportant deux compartiments. Il faut veiller à ce que le trop-plein soit équipé d'une jupe ou d'un coude tourné vers le bas pour empêcher la sortie du " chapeau " (la croûte surnageant formée de bactéries). C'est surtout dans ce " chapeau " que les graisses issues des vaisselles seront dégradées. La communication entre les deux compartiments se fait par le bas.
Lorsque, après la suppression du W-C, le ménage récupère une ancienne fosse septique pour les eaux grises et disperse les eaux épurées dans une cavité de un à deux m³ remplie de gravier, les frais d'installation du système d'épuration sont moindres que le tuyau nécessaire au raccordement à l'égout. Un tel système élémentaire aura un impact nul sur la qualité des eaux souterraines. La généralisation de cette technique élémentaire, fiable, efficace et bon marché économiserait à la région des milliards d'euros.
Dans un réacteur à eaux grises, la décomposition de la charge polluante se fait plus rapidement que dans une fosse septique classique. En effet, les eaux grises produites dans un ménage sont presque toujours chaudes ou tièdes. De ce fait, les réactions biologiques ont lieu à une vitesse plus élevée grâce à ce supplément de température de quelques degrés.
De plus, les graisses provenant des vaisselles forment dans le réacteur un " chapeau " bactérien très utile pour l'épuration des eaux. La jupe ou le tuyau en coude tourné vers le bas qui équipe le trop-plein du réacteur empêche sa sortie de ce chapeau.
Grâce à l'état stationnaire de la quantité des boues dans un réacteur à eaux grises, il n'y a pas d'entretien à prévoir. Il s'agit d'un système d'épuration qu'on enterre et on peut oublier aussitôt.
Il fonctionne sans consommation de courant et aussi sans risque dû à un mauvais usage. Contrairement à ce qui se passe dans un système d'épuration aérobie classique, le déversement de biocides comme l'eau de Javel n'a aucun effet sur la flore bactérienne. En effet, nous sommes en milieu chimiquement très réducteur. De ce fait, l'eau de Javel déversée dans le réacteur n'a même pas le temps de se mélanger à l'eau, elle est déjà réduite en ions chlorures (le sel de cuisine est un chlorure) inoffensifs. Le déversement d'un tel biocide dans une mini station d'épuration commerciale provoque la mort de la flore bactérienne et l'arrêt de l'épuration pour plusieurs jours ou semaines.
Le fonctionnement du réacteur ou fosse à eaux grises
Les eaux grises produites dans la maison sont rarement froides, mais tièdes ou chaudes. Cette élévation de température assure le développement spontané rapide d'une flore bactérienne qui dégrade les graisses, les détergents et les savons. Les mesures en laboratoire montrent qu'après 18 à 21 jours, environ 80% de la charge polluante exprimée en DCO est dégradée. [ DCO = demande chimique en oxygène. Il s'agit d'une mesure de la charge polluante globale en matières chimiquement oxydables (dégradables) ].
Les eaux sortant du réacteur sont encore troubles, mais leur infiltration dans le sol ne présente plus de risque de colmatage du milieu récepteur. La DCO mesurée dans diverses installations varie entre 120 et 250 mgO2/l. La limite imposée par le législateur est de 180 mgO2/l.
L'infiltration des eaux grises épurées a été modélisée en laboratoire. La traversée de quelques centimètres de terre suffit pour les rendre limpide et inodore. Leur teneur en azote est beaucoup plus faible que celle de l'eau de distribution. De ce fait, si ces eaux devaient atteindre la nappe phréatique, dans l'écrasante majorité des cas, elles amélioreraient la qualité des eaux souterraines. Les résidus de savons et de détergents sont retenus par le sol et dégradés progressivement.
Les eaux grises sortant du réacteur (fosse à eaux grises) sentent l'œuf pourri]. A cause de la présence des ions sulfure S2-. Au contact du sol, ces ions précipitent rapidement sous forme de sulfures insolubles dans l'eau.
Ceci provient de la réduction du soufre (sulfates, sulfonates) contenu dans les poudres à lessiver. Heureusement, cette odeur disparaît rapidement à l'air libre. Les eaux grises épurées ne contiennent que très peu de bactéries de contamination fécale. En tout cas trop peu pour être dangereuses pour la santé en cas d'utilisation comme eau d'arrosage.
Les bactéries qui dégradent les savons, graisses et détergents finissent par mourir et se déposer sous forme d'une boue au fond du réacteur. Le suivi scientifique d'une installation en grandeur nature a révélé qu'après avoir atteinte une épaisseur de moins de 10 cm, la quantité de boue n'augmente pas : il y a un état stationnaire. Dans un réacteur de laboratoire, on a pu mettre en évidence le fait que les boues ainsi formées fermentaient en anaérobie, dégageant un peu de méthane, du dioxyde de carbone et de l'azote atmosphérique. La dénitrification anaérobie explique par ailleurs la très faible teneur en azote des eaux épurées : même les nitrates contenus dans l'eau de distribution utilisée par le ménage disparaissent pendant le passage dans le réacteur (fosse) à eaux grises. L'accumulation des boues dans les fosses septiques toutes eaux provient en fait de la partie fibreuse de la matière fécale et surtout du rejet des papiers de toilette. Dans un réacteur à eaux grises, il n'y a ni l'un ni l'autre.
Attention ! La dispersion dans le sol des eaux grises sortant d'un réacteur ne peut se faire ni en zone inondable (la nappe phréatique à fleur du sol) ni dans un sol composé de roche fissurée. Dans ces cas, il faut achever l'épuration à l'aide d'une tranchée végétale filtrante et d'un étang de finissage. Si le sol est compact (argileux), le système de dispersion doit être plus grand. Pour un ménage produisant environ 300 litres d'eaux grises par jour, il faut prévoir une tranchée d'au moins 10 m remplie de gravier et équipée d'un tuyau de dispersion. Dans le cas de la dispersion dans une tranchée, on peut se référer aux recommandations de l'administration. Toutefois, le dispositif peut être nettement plus petit, en raison de la quantité plus faible des eaux à disperser (il n'y a plus d'eaux vannes), et de la nature moins colmatante des eaux grises épurées dans un réacteur. |
| La tranchée (ou plateau) végétale filtrante
Les utilisateurs du système TRAISELECT font souvent l'objet de tracasseries administratives. C'est particulièrement le cas des habitations en zone à épuration collective. Dans ce cas, afin d'obtenir au moins la tolérance du système par les autorités, il faut achever l'épuration dans un bassin (étang) de finissage, même au détriment de l'environnement. [10]L'achèvement de l'épuration des eaux grises par un plateau végétal filtrant et un bassin de finissage produit évidemment une eau proche de l'eau potable (dans la majorité de cas, mieux que l'eau de distribution), mais au prix d'une perte importante par évaporation. On retombe dans l'erreur des systèmes d'épuration par les plantes (lagunages). L'intérêt de l'environnement n'est donc pas l'épuration parfaite de ces eaux, mais leur infiltration complète dans la nappe phréatique, ou leur récupération pour l'irrigation des plantes.
C'est aussi un des nombreux cas où la législation sur les eaux usées travaille contre l'intérêt de l'environnement. Pour la loi wallonne l'objectif n'est pas la protection de l'environnement, mais l'épuration à tout prix. Elle impose donc des performances épuratoires, sans tenir compte des impacts environnementaux. C'est ainsi qu'on impose un pourcentage de rabattement aux stations d'épuration qui sera d'autant plus élevé que les eaux seront chargées. On encouragera donc tacitement la population à polluer au mieux pour que les stations d'épuration puissent satisfaire aux normes imposées. Je connais des cas où les gestionnaires des stations d'épuration sont à la recherche d'une charge polluante supplémentaire pour satisfaire aux normes. On dépensera encore des sommes considérables pour la pose d'égouts supplémentaires, même là où cela n'est pas raisonnable, uniquement pour alimenter le " Moloch " en charge polluante. Il va de soi que, quelle que soit le type de station d'épuration, une eau plus chargée à l'entrée implique le rejet d'une eau de moindre qualité à la sortie. Dans ce cas les performances épuratoires seront supérieures, on satisfait aux normes mais tant pis pour l'environnement. La performance épuratoire est le rapport de la quantité de pollution qui sort et celle qui entre dans l'installation. On ne peut donc pas se permettre d'infiltrer dans le sol les eaux sortant de la fosse à eaux grises.
Les eaux sortant de la fosse à eaux grises transiteront dans la tranchée végétale filtrante pour être déversées dans le bassin ou étang de finissage.
Le trop-plein de la fosse à eaux grises se déversera ou sera pompé dans un plateau ou une tranchée végétale dont les dimensions sont surtout déterminées par la quantité d'eaux usées à traiter. Ce plateau sera en fait une tranchée large de 80 cm et profonde de 40 cm pour une longueur d'environ 50 cm par personne. On la rend étanche à l'aide d'une bâche en plastique. Le trop-plein est installé à une hauteur telle qu'il restera environ 15 cm d'eau dans le fond du système. C'est une sécurité contre le dessèchement en cas d'interruption de l'alimentation du système pendant les vacances par exemple.
Le plateau ou tranchée végétale filtrante sera remplie avec des galets lavés en plusieurs couches de granulométrie décroissante : 30-50 mm en dessus, puis des couches avec des galets ou de gravier de plus en plus fins.
On y installera des plantes aquatiques (roseaux, iris d'eau, etc.) dont les racines rempliront des interstices des galets pour constituer un filtre efficace. Des plantes spontanées y font également leur apparition.
Le trop-plein de la tranchée végétale filtrante est installé à l'extrémité où se trouve un point bas. La sortie des eaux se fait à travers un tuyau en coude tourné vers le haut. Comme on le voit sur le schéma, en tournant ce coude, on peut régler le niveau d'eau dans la tranchée. C'est important dans le cas d'utilisation interrompue du système. L'eau du fond permet aux plantes épurantes de survivre les périodes de non utilisation. Le puits aménagé sous forme d'une grille dans la tranchée filtrante doit être abrité du gel. |
| L'étang de finissage
Le trop-plein se déversera dans un étang décoratif d'un volume minimum de 3 m³. Il faut prévoir une superficie d'environ 1 m² par personne. Attention : ne pas commettre l'erreur fréquente de prévoir un étang trop grand. Dans ce cas, la production d'eaux grises du ménage peut ne plus compenser les pertes par évaporation. En été, le niveau de l'étang baissera dangereusement.
Il y a une autre erreur à éviter : compenser l'évaporation par adjonction d'eau de ville, de source, de puits ou de rivière. Ces eaux ne sont pas suffisamment pures pour un étang à eaux grises. Après y avoir déversé quelques centaines de litres d'eau de ville, un ménage belge a vu son étang se transformer en cloaque vert : l'eau était visqueuse, verdâtre et putride. L'eau de l'étang, initialement limpide et cristalline avait été envahie d'algues filamenteuses. Au cas où il est impératif de compenser l'évaporation, seule l'eau de pluie convient pour cette opération. Malheureusement, en cas de sécheresse, on a souvent trop peu d'eau dans la citerne. Lors de l'installation de l'étang à eaux grises, il faut donc éviter de voir trop grand. Pour l'hiver, pas de souci. Si l'étang de finissage abrite des poissons, pour leur survie, il vaut mieux y placer une petite pompe de 20 à 40 Watts qui alimente une cascade ou un autre élément décoratif qui retourne dans l'étang. L'eau puisée dans le fond gardera une partie de l'étang libre de glace. Le plateau végétal filtrant continue à fonctionner même en hiver.
L'aménagement de l'étang de finissage pour eaux grises peut être confié à une entreprise spécialisée dans l'installation des plans d'eau décoratifs [12]. La solution la moins chère pour rendre le bassin étanche est la bâche en PVC posée sur une couche de feutre placée sur un lit de sable. La bâche doit être un peu plus grande que l'étang. Les bords seront dissimulés sous terre quelques centimètres au-dessous du niveau du sol. On y disposera des briques en tourbe qui constitueront le trop-plein sur tout le pourtour. L'eau se perdra dans le sol par capillarité.
Le centre de l'étang sera profond de 80 cm afin de permettre aux poissons de bien passer l'hiver. Autour de cette profondeur, on aménagera un plateau où l'eau n'aura que 30 cm. On y installera les plantes aquatiques décoratives de son choix. L'épuration des eaux grises s'achève grâce à la lumière du jour, même en hiver. Les plantes et des moules d'eau douce y contribuent aussi. L'eau devient limpide, inodore, proche de l'eau potable. Sa composition minérale dépendra de celle utilisée par le ménage. On peut y installer des cascades, des fontaines, etc. Afin de préserver la limpidité de l'eau, il est préférable d'éviter la visite des canards ou oies.
Voici la qualité de l'eau sortant de 6 installations TRAISELECT |
| | TENEUR DE L'EAU DANS L'ÉTANG DE FINISSAGE |
|  | Le tableau ci-dessus résume les résultats des analyses effectuées sur 6 installations TRAISELECT. En consultant le tableau, on remarque que les eaux grises épurées par ce système répondent même aux normes européennes pour l'eau destinée à la production d'eau potable. On relève également le caractère inadéquat des normes de déversement lorsqu'il s'agit d'apprécier la qualité d'une eau épurée. Il est assez étonnant de constater que la teneur en azote et en phosphore - éléments clé de la pollution - n'est pas prise en considération.
La qualité des eaux rejetées par une station d'épuration publique ne pourra même pas approcher celle produite par les installations TRAISELECT. Ce n'est évidemment pas miraculeux puisque dès le moment où l'on ne produit plus d'eaux vannes (W-C), les problèmes d'épuration disparaissent. On comprend cependant le désarroi des fonctionnaires communaux appelés à faire respecter la loi devant un tel système installé en zone à épuration collective.
Le lecteur pourra également se documenter en consultant les ouvrages suivants :
" La mare. Les cahiers du jardinage n°11, Edition Nature & Progrès (520, rue du Dave, B-5100 JAMBES - Belgique) " Une mare naturelle dans le jardin. Par Hartmut Wilke, Edition Terre Vivante. " Mon jardin aquatique. Par Marc Knaepen, Edition Vander, 321, av. des Volontaires, B-1150 Bruxelles . |
| | L'INSTALLATION DU SYSTÈME TRAISELECT |
| En zone à épuration collective
L'usager doit s'attendre à être hors la loi. Dans le meilleur des cas, l'administration communale (la DDASS en France) consentira à tolérer officieusement le système installé, car la loi exclut formellement de telles pratiques de gestion responsable de sa pollution. Dans tous les cas, il faudra payer la taxe pour l'épuration collective. En somme, on payera pour la pollution des autres.
En zone à épuration individuelle
Lorsqu'on habite dans une zone à épuration individuelle, le placement de ce système est autorisé. C'est à l'usager de prouver que son eau épurée répond aux normes sectoriels de rejet Dans ce cas, il peut même prétendre éventuellement à une prime régionale pour l'épuration.
Recommandations :
Dans plusieurs installations, on a relevé le fait que les eaux sortant de la première étape d'épuration - la fosse à eaux grises - répondent déjà aux normes de rejets. L'usager peut donc arrêter les frais d'épuration au niveau du placement d'une fosse septique - qui devient fosse à eaux grises - et d'un système de dispersion dans le sol. Si le sol est bien perméable et la nappe phréatique n'est pas près du sol, une cavité de un ou deux mètres cube rempli de gravier ou de déchets de briques suffit. Dans ce cas précis, l'épuration sélective des eaux grises coûte moins cher que le tuyau pour se raccorder à l'égout. Bien qu'on puisse prouver par des analyses que cette manière de faire ne pollue absolument pas, on se heurte à la loi. D'un autre côté on comprend également le désarroi des fonctionnaires qui doivent appliquer des lois inadaptées aux réalités du terrain.
Même au cas où les eaux sortant de la fosse à eaux grises répondent aux normes imposées par la loi, leur déversement dans un cours d'eau n'est absolument pas souhaitable. A ce niveau aussi, on voit le caractère inadéquat des normes de rejet. La loi autorisera par contre le rejet d'un système d'épuration individuelle traitant des eaux fécales avec un DCO inférieure à 160 mgO2/litre, mais ces eaux contiennent, précisément à cause d'une bonne épuration, une quantité considérable de nitrates pour asphyxier la rivière. La loi wallonne donne même la priorité aux rejets "dans une voie naturelle ou artificielle d'écoulement" ce qui est à l'antipode de l'objectif de protection de l'environnement.
Si l'usager du système TRAISELECT souhaite rejeter ses eaux dans une rivière, nous conseillons de terminer l'épuration des eaux sortant de la fosse à eaux grises par une tranchée végétale filtrante et d'un bassin de finissage. Contrairement au bon sens le plus élémentaire et aussi contre l'intérêt du milieu récepteur, la loi se contente d'imposer des normes par rapport à la DCO, sans tenir compte de la technique de déversement. |
| | PEUT-ON ARROSER SON JARDIN AVEC LES EAUX GRISES EPUREES A LA SORTIE DU REACTEUR A EAUX GRISES ? |
| La question revient souvent pour savoir si l'on peut utiliser les eaux grises épurées pour arroser le jardin. J'ai fait cette expérience pendant plusieurs années, mais elle n'était absolument pas concluante.
Les eaux sortant de la fosse à eaux grises sont suffisamment épurées pour être utilisées dans le jardin. Elles ont cependant un inconvénient : en raison de la réduction du soufre contenu dans les lessives, elles sentent l'œuf pourri. Cette odeur désagréable n'est pas dangereuse, mais peut attirer des problèmes de voisinage. Heureusement cette odeur se dissipe rapidement. Le fait de placer un aérateur d'aquarium ne suffit pas pour l'éliminer totalement.
Il y a également et surtout un problème de quantité. Il vous appartient d'évaluer les besoins du jardin en eau d'arrosage. Dans l'écrasante majorité des cas, la quantité d'eaux grises produites par le ménage ne couvre qu'une petite fraction des besoins du jardin. On peut évidemment accumuler les eaux sortant de la fosse à eaux grises dans une cuve enterrée. Un ménage de 3 personnes (c'est notre cas) produisant tous les jours en moyenne 180 litres d'eaux usées, pour disposer d'eau d'arrosage équivalent à la pluviosité annuelle sur 100 m² (un are) de jardin devrait disposer d'un réservoir à eaux grises d'une capacité de l'ordre de 50 m³. C'est un investissement très important. L'eau d'arrosage produite de la sorte devient vraiment très chère. |
| | Pour l'assainissement individuel (cas des moins de 20 équivalent-habitants), c'est le maire qui assure le suivi administratif et suit les dossiers de demande. Il transmet d'abord le dossier d'assainissement autonome aux services techniques, qui émettent un avis consultatif favorable ou non. Dans le cas d'un avis défavorable, le maire peut malgré tout accorder le permis de construire et l'assainissement proposé. Dans le cas d'une habitation déjà existante vous n'avez pas d'obligation de déclaration. Mais dans un souci de transparence il est toujours mieux de prévenir la mairie et le SPANC.
Nos installateurs connaissent très bien toutes les démarches à effectuer. |
| | ASPECT RÉGLEMENTAIRES POUR LE SYSTÈME TRAISELECT EN FRANCE |
| Bien que non prévue expressément dans la loi, ce système d'assainissement est partout autorisé où il n'y a pas d'égouts. Les services de la DDASS demandent la constitution d'un dossier technique comportant la description détaillée du système à installer. Cette description et l'explication du fonctionnement est particulièrement importante car, contrairement à ce qui se passe en Belgique, les fonctionnaires français ne connaissent pas encore le traitement sélectif des eaux usées.
La dispersion des eaux usées dans le sol est une technique d'épuration reconnue en France, pour autant que le cahier de charge du système de dispersion correspond aux normes en vigueur.
Si le rejet des eaux épurées se fait dans une voie d'écoulement naturelle ou artificielle, l'administration peut exiger l'analyse de l'eau rejetée. La qualité de l'eau doit satisfaire aux normes sectorielles de rejet.
Les dispositions concernant la dispersion des eaux épurées dans le sol permettent une simplification du système. Si les eaux épurées ne sont pas récupérées pour d'autres usages, un simple passage des eaux grises dans une fosse septique (qui, de ce fait devient une fosse à eaux grises) peut suffire pour la dispersion dans le sol. Une telle solution est particulièrement économique, tout en assurant une protection efficace des eaux souterraines. Contrairement à ce qui se fait en Belgique, cette solution raisonnable est parfaitement admise en France.
En cas de déversement dans une voie d'écoulement naturelle ou artificielle (déversement en eau de surface), les eaux grises sortant du réacteur anaérobie doivent encore subir un traitement.
- - En cas de difficulté technique pour le raccordement. Maison en contrebas ou trop loin de l'égout.
- - En cas d'une installation d'épuration qui était en fonctionnement avant l'obligation du raccordement de l'habitation à l'égout. Si l'installation rejette une eau conforme aux normes décrites ci-dessus, une demande de dérogation peut être introduite auprès de la DDASS.
La législation française en matière d'assainissement non collectif ne concerne que les eaux noires
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES NORMES FRANÇAISES
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| | | A SAVOIR: L'ECO-PRÊT A TAUX ZÉRO POUR LES TRAVAUX D'ASSAINISSEMENT |
| Depuis la loi sur l'eau de 1992, dont certaines dispositions ont été renforcées par la loi sur l'eau et les milieux aquatiques de décembre 2006, les propriétaires d'habitation non raccordée au réseau public de collecte des eaux usées, doivent s'équiper d'une installation d'assainissement non collectif (fosse septique et traitement des eaux usées)en bon état de fonctionnement.
Les travaux concernant l'installation d'assainissement non collectif ne consommant pas d'énergie pourront bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro à hauteur de 10 000 euros. |
| | POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES PRÊTS A TAUX ZÉRO, LES CREDITS D'IMPÔTS ET LES SUBVENTIONS : |
| | | La TLB est le résultat d'une observation fortuite, expliquée scientifiquement .
En ajoutant de la sciure de bois ou des copeaux à nos déjections (urine + matière fécale), l'odeur désagréable disparaît complètement.
Cette toilette se présente en fait comme... | |
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